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06-01-2009
 
 
Maladies graves et travail Version imprimable Suggérer par mail
EN BREF…
Le salarié atteint d’une maladie grave (sida, cancer, insuffisance cardiaque grave…) bénéficie de dispositifs tenant compte de son état de santé :
•  droit au travail et autorisations d’absence,
•  aménagements de poste et mi-temps thérapeutique,
•  protection contre le licenciement,
•  prise en charge totale de la Sécurité sociale.
Par ailleurs, des protections spécifiques sont prévues pour les salariés exposés à des risques professionnels.
 
A savoir !
Quelle que soit la maladie du salarié, le principe de non discrimination en raison de l’état de santé doit être respecté.
Quelles protections ?


Définition de la maladie grave
Les affections comportant un traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement coûteuse, inscrites sur une liste établie par décret sont considérées comme des maladies graves.
Pour consulter cette liste : article D 322-1 du Code de la Sécurité sociale.

La maladie du salarié peut également être considérée comme une maladie grave si elle est reconnue comme telle par la Sécurité sociale.

Autorisations d’absence
Tout salarié atteint d’une maladie grave bénéficie d’autorisations d’absence pour suivre les traitements médicaux rendus nécessaires par son état de santé.

Le résultat d’examens complémentaires demeure couvert par le secret médical.

Aménagements de poste
Si le salarié est déclaré inapte par le médecin du travail, l’employeur doit lui proposer un autre emploi approprié à ses capacités.

Mi-temps thérapeutique
Après un arrêt total de travail, le salarié peut bénéficier - temporairement - d’un mi-temps thérapeutique. Le principe : sur prescription de son médecin traitant, le salarié reprend son emploi à mi-temps.
L’employeur le rémunère en fonction des heures travaillées, tandis que la caisse de Sécurité sociale verse des indemnités journalières pour les périodes non travaillées.

La caisse de Sécurité sociale est libre d’accepter ou non le mi-temps thérapeutique.
En cas de prise en charge, c’est elle qui fixe de montant et la durée de versement des indemnités journalières.

Protection contre le licenciement
La maladie ne constitue pas en soi un motif de licenciement.
Par contre, l’inaptitude physique constatée par le médecin du travail, les absences répétées ou la maladie prolongée perturbant la marche de l’entreprise, peuvent constituer une cause réelle et sérieuse de licenciement.

Prise en charge totale de la Sécurité sociale
Certaines affections de longue durée (ALD) peuvent donner lieu à une prise en charge à 100 % (exonération du ticket modérateur) par les caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) :
• les 30 affections considérées comme maladies graves (a) par la Sécurité sociale (voir liste des ALD 30, article D 322-1 du Code de la Sécurité sociale),
• les maladies graves, de forme évolutive ou invalidante, non inscrites sur la liste des ALD 30, et comportant un traitement prolongé d’une durée prévisible supérieure à 6 mois et une thérapeutique particulièrement coûteuse,
• les polypathologies, lorsque le patient est atteint de plusieurs affections caractérisées entraînant un état pathologique invalidant et nécessitant des soins continus d’une durée prévisible supérieure à 6 mois.

Pour bénéficier de la prise en charge à 100 %, l’ALD doit être reconnue par le service médical de la Caisse d’assurance maladie du malade .
Une demande d’exonération du ticket modérateur est établie par le médecin traitant qui l’adresse au service médical de la Caisse d’assurance maladie de son patient.

Protection des salariés exposés à des risques

• Le respect des règles prescrites dans chaque profession
Les mesures de prévention et de protection individuelles habituellement prescrites dans chaque profession susceptible de comporter un risque de contamination doivent être appliquées systématiquement et strictement.
Pour en savoir plus, voir :
- la prévention des risques professionnels,
- le travail au contact de l’amiante.

• Le recours au droit de retrait
Le droit de retrait permet au salarié de se soustraire à toute situation professionnelle susceptible de le mettre, par exemple, en contact avec un virus.

S’agissant par exemple du Sida, seules certaines professions sont exposées :
• personnels des milieux de soins ou de recherche (salariés en contact avec des liquides biologiques infectés par le virus),
• personnes pouvant exceptionnellement être mises en contact avec des aiguilles de seringues usagées.

Le droit de retrait n’est applicable que si le salarié n’a pas pu se prémunir contre la contamination par des mesures de protection appropriées.

Références

• Code du travail : articles L 122-24-4 (aménagement de poste), L122-24-5 (autorisation d’absence), L 122-45 (principe de non-discrimination)
• Code de la sécurité sociale : articles L 322-3 (3º et 4º) (définition de la maladie grave), D 322-1 (liste des 30 affections considérés comme maladie grave), L 323-3, R 323-3 et L 433-1 (mi-temps thérapeutique)



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