| Les vins français leaders en Chine |
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249 des 568 exposants présents au salon des vins et spiritueux « Vinexpo Overseas », à Hong Kong, sont Français. Des Français attirés par le marché chinois où, en 10 ans (1999 à 2009), la consommation de vin a bondi de 78%. Et le potentiel est énorme : un Chinois ne boit encore qu'un litre et demi de vin par an, contre environ 55 pour un Français. Avec 33% de part de marché en 2005 (37% en 2004), la France est pour l'instant leader sur ce marché. Mais la concurrence est féroce. Les ventes de vins étrangers ont bondi de 46% en 2005 en Chine, alors que celle des vins français n'a progressé « que » de 34%. Pendant ce temps, les vins australiens se sont envolés de 59% et leur part de marché est passée de 20% à près de 22%. Derrière, arrivent les Etats-Unis (10%) et le Chili (8%).
Pour résister à la déferlante, la Sopexa prône la création de marques commerciales qui réunissent, sous une même étiquette, des moyens suffisants pour contrer l'offensive. En Australie, 90% des volumes sont vendus par quatre entreprises industrielles très puissantes. « Les positions sont à prendre maintenant », avertit Alain Castel, directeur général du groupe du même nom qui a vendu 300.000 bouteilles en Chine en 2005 (contre cinq millions pour le Japon) et qui projette d'en commercialiser un million et demi cette année. Lui aussi plaide pour la création de marques fortes, pour clarifier l'offre. C'est d'ailleurs lors du Vinexpo de Tokyo en 2000 qu'est née l'idée de créer « South of France ». Lancé en février 2006, cette signature géographique doit être apposée sur les étiquettes des vins « AOC du Languedoc » et « Vin de pays d'Oc », soit la plus grande région viticole au monde (deux fois plus vaste que l'Australie). |
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