| Aide à la restauration: 20 milliards EUR "sans contrepartie", dénonce la CGT |
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"Les organisations syndicales de salariés ont été exclues de toutes négociations. Ce contrat est financé par les fonds publics à hauteur de 20 milliards d'euros sans aucune contrepartie en matière de création d'emplois, d'amélioration des salaires et des conditions de travail", affirme la confédération dans un communiqué. "De plus, l'Etat s'engage à poursuivre les négociations avec l'Union Européenne pour obtenir une baisse de la TVA à 5,5 % contre 19,6 % aujourd'hui en faveur du secteur de la restauration", souligne la CGT. Remarquant que l'on était "bien loin de la notion de +conditionnalité+ prônée par Monsieur de Villepin en matière d'attribution des aides publiques", la confédération exige que "des négociations soient immédiatement ouvertes sur les salaires, les conditions de travail et la précarité et que des mesures soient prises à hauteur du montant des aides versées par les contribuables Français". Dans un communiqué séparé, la Fédération générale des travailleurs de l'agriculture et de l'alimentation Force Ouvrière (FGTA-FO) a réclamé "des contreparties nettes en faveur des salariés" aux aides accordées aux employeurs. Elle demande notamment "aux organisations patronales non-signataires de ne pas faire obstacle à l'extension de l'accord salarial conclu en décembre 2005", estimant que "cette grille a le mérite de relever l'ensemble des minima salariaux" dans la branche. L'accord dit de "croissance" signé mercredi par le gouvernement et les organisations patronales de l'hôtellerie-restauration prévoit notamment une nouvelle diminution des charges sociales dans les hôtels, cafés, restaurants. |
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