| 35H dans l'hôtellerie : Dutreil souhaite une reprise "rapide" des négociations |
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"Le ministre souhaite que les négociations entre partenaires sociaux puissent reprendre le plus rapidement possible sur le temps de travail et sur les salaires dans les hôtels-cafés-restaurants", a indiqué à l'AFP un porte-parole du ministère. "On ne peut pas rester dans le cadre actuel, cadre d'intertitudes pour les chefs d'entreprise mais aussi pour les salariés", a-t-il estimé. La fin des 39 heures crée un vide juridique pour plus de 800.000 salariés et leurs employeurs, la profession pouvant aussi bien basculer dans le régime des 35 heures que revenir à un décret de 1999 fixant la durée hebdomadaire du travail à 43 heures. En annulant mercredi l'accord de 2004 sur les 39 heures, le Conseil d'Etat a aussi demandé le versement rétroactif des heures supplémentaires depuis le 1er janvier 2005. Les accords obtenus en juillet 2004 étaient des accords "favorables aux salariés avec la sixième semaine de congés payés, deux jours supplémentaires et la fin du Smic hôtelier". Le but était aussi de "revaloriser" les métiers de l'hôtellerie-restauration et de les rendre plus "attractifs", a rappelé le porte-parole. Ces accords ont aussi permis au secteur "de continuer de recruter de façon importante. 27.700 créations d'emplois nettes au cours des deux dernières années, c'est pas mal", a-t-il poursuivi. La décision du Conseil d'Etat "remet en cause l'attractivité de cette profession, et cela n'est pas forcément au profit des salariés", selon le ministère. Elle est "perdante pour tout le monde. L'idéal aurait été que les partenaires sociaux puissent s'entendre", a-t-il regretté. Jeudi matin, le Premier ministre Dominique de Villepin avait également appelé à l'ouverture "immédiate" de nouvelles négociations sur les 35 heures dans l'hôtellerie-restauration, pour mettre fin à la confusion provoquée par l'annulation de l'accord de 2004 par le Conseil d'Etat. |
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