| Accord sur les 39h dans l'hôtellerie-restauration |
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Organisations patronales et principaux syndicats sont parvenus lundi à se mettre d'accord sur le paiement des heures supplémentaires aux salariés des hôtels, cafés et restaurants Les organisations patronales et les principaux syndicats de l'hôtellerie-restauration ont conclu lundi un accord sur le paiement des heures supplémentaires au-delà des 35 heures par semaine. Cet avenant à la convention collective nationale dans le secteur des hôtels, cafés et restaurants prévoit une majoration de 10% des salaires de la 36e à la 39e heures, de 20% entre la 40e et la 43% et de 50% à partir de la 44e. Refus de la CGT La CFDT a été le premier syndicat à signer cet avenant, lundi après-midi, avec les organisations patronales. Selon l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH), Force ouvrière, la CGC et la CFTC devraient suivre vendredi. Seule la CGT refuse de signer un accord qu'elle juge "minimaliste" et qui met, selon elle, en place une "flexibilité sans précédent" du travail dans l'hôtellerie-restauration. La véritable nouveauté est la majoration de 10% de la 36e à la 39e heures, ce qui permet de facto aux 600 000 salariés et 200.000 chefs d'entreprises de ce secteur de rester à 39 heures de travail par semaine, fait valoir l'Umih. "C'est un accord qui convient à la fois aux salariés et aux employeurs parce qu'il laisse le libre choix aux uns et aux autres", a déclaré une porte-parole de l'UMIH, qui a salué le fait que les syndicats signataires aient accepté de "dépasser les clivages idéologiques". Mise à jour des grilles de salaires L'autre point important de l'avenant est qu'il remet à jour la grille des salaires du secteur, qui ne comporte plus de minima sous le smic, souligne-t-on au ministère du Travail. Pour les salariés à temps partiel, les heures effectuées au-delà de la durée fixée par le contrat de travail seront d'autre part majorées de 5% jusqu'à 10% de temps supplémentaire et de 25% au-delà, selon le texte de l'accord. Le nombre d'heures complémentaires ne peut cependant "avoir pour effet de porter la durée du travail effectuée par un salarié au niveau de la durée légale du travail" ou fixée par convention au sein de l'entreprise, prévoit le texte. En plus des temps de pause, la journée de travail d'un salarié à temps partiel ne pourra en outre comporter qu'une seule interruption qui ne pourra être de plus de cinq heures. Jours fériés Enfin, l'avenant accorde au salarié comptant au moins un an d'ancienneté dans un même établissement permanent huit jours fériés en plus du 1er mai, dont cinq garantis, c'est-à-dire donnant droit à récupération s'ils tombent en même temps que des jours de repos. "C'est l'équivalent d'une sixième semaine de congés payés", a souligné Johanny Ramos, secrétaire national à la fédération CFDT des services. Le ministre délégué à l'Emploi Gérard Larcher a exprimé dans un communiqué sa "très grande satisfaction", à la suite de la conclusion de cet accord. Celui-ci permet de remédier à l'annulation par le Conseil d'Etat d'un accord conclu en juillet 2004, qui maintenait la semaine de 39 heures dans les hôtels, cafés et restaurants. De plus, dans sa décision du 18 octobre 2006, le Conseil demandait la rétroactivité du paiement des heures supplémentaires entre 36 et 39 heures depuis le 1er janvier 2005. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2007 avait aménagé un régime transitoire dans l'attente d'un nouvel accord mais ce régime prenait fin le 31 janvier dernier. Source L'EXPRESS.fr |
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