| Produits périmés, locaux inadaptés, absence de formation... |
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Du surimi pour du crabe. Premières cibles visées : les sandwicheries qui proposent des produits chauds ou froids. Six cents points de vente ont été visités. « Dans de nombreux cas, les conditions d'hygiène des locaux, de manipulations et de stockage sont défectueuses (...). Il convient d'y ajouter la congélation illicite et le manque de protection des denrées à la clientèle », relèvent les enquêteurs. Le rapport cite de nombreux exemples de tromperie sur la marchandise. Ainsi la dénomination « gruyère » est utilisée pour « l'emmental », le « crabe » pour le « surimi » ou la « feta » pour un fromage sans appellation. Des bouteilles d'eau minérales étaient parfois remplies avec l'eau du robinet. L'hygiène laisse à désirer. Dans les boulangeries, sandwichs chauds ou froids, pizzas ou quiches s'exposent sur les étals. Près de la moitié des 128 établissements contrôlés (46,9 %) ne sont pas en conformité (règles d'hygiène, conditions de stockage des denrées, matériel utilisé). « Le taux élevé de non-conformité (...) montre que le métier des ventes à emporter (comportant le plus souvent des denrées animales et des ingrédients sensibles) est différent du métier des boulangers, ce qui peut expliquer les anomalies relevées », souligne le rapport. Des denrées stockées à même le sol. Pour les restaurants orientaux proposant de la nourriture à emporter, les rapporteurs notent que « les exploitants de ce type d'établissements sont rarement des professionnels et ne connaissent pas la réglementation en matière d'hygiène et d'étiquetage ». Au total, 61,5 % des 405 établissements de ce type visités ne respectaient pas les règles d'hygiène. Parmi ceux-ci, 21 % présentaient des anomalies majeures. « On peut citer outre les mauvaises conditions générales d'hygiène des locaux et de manipulation des produits, le déficit d'entretien des équipements, le stockage des denrées à même le sol (...), le dysfonctionnement des appareils de réfrigération (...) , les viandes en broche laissées sur place jusqu'au service suivant, les sauces conservées à température ambiante. » Face à ces nombreux dysfonctionnements, la Direction de la consommation conclut que « la poursuite des contrôles dans ces établissements est indispensable ». PIERRE-THURIN-CONSEIL < > |
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