| L'investisseur, l'hôtelier |
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Au vu de ces performances, dans un marché immobilier déjà spéculatif, les investisseurs sont prêts à engager des sommes considérables pour élargir leur portefeuille hôtelier. Si on peut comprendre une démarche patrimoniale pour des fleurons qui continueront de s’apprécier, on s’interroge sur l’effet de contagion qui touche aussi le patrimoine des catégories économiques. Il se négocie aujourd’hui deux fois plus cher qu’il y a seulement quelques années alors que les performances de l’exploitation sont d’une grande stabilité. Les nouveaux propriétaires vont avoir des exigences de rentabilité qui poseront des problèmes aux opérateurs hôteliers. Sur une longue période, les tarifs de l’hôtellerie économique ont suivi, au point près, l’évolution du pouvoir d’achat des clients pour ne pas casser la dynamique de la demande. Que va t-il se passer maintenant si les investisseurs exigent une hausse spectaculaire de la marge brute ? Comment justifier une hausse de tarifs sans une réelle amélioration du produit ? Le marketing aura t-il cette mission, au lieu de défendre les valeurs de l’enseigne et le bon rapport qualité prix de l’offre ? Le modèle, qui fonctionne aujourd’hui dans l’hôtellerie haut de gamme, trouvera vite ses limites dans l’hôtellerie économique. Le client risque de rejeter des prétentions tarifaires déconnectées de la réalité. Il est vital que les opérateurs hôteliers reprennent la main pour éviter que l’euphorie immobilière du moment ne se transforme demain en gueule de bois. actualités des franchises et des investissement immobiliés |
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