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12-10-2008
 
 
Les sites Internet d'hôtellerie épinglés par la DGCCRF Version imprimable Suggérer par mail
Réglementation - Secteur en expansion, l'hôtellerie en ligne fait l'objet d'un nombre de plaintes croissant. La DGCCRF s'est donc penchée sur 266 sites et a relevé des infractions récurrentes: informations erronées sur les prestations, les étoiles, les disponibilités… Après les comparateurs de prix, la DGCCRF (*) continue sa revue d'inspection du e-commerce français avec l'hôtellerie en ligne. Un secteur «en pleine expansion» et «à l'origine de nombreuses plaintes», souligne l'organisme. Ses vingt-six directions départementales ont effectué des contrôles auprès de 266 sites au cours du second trimestre 2006: sites d'e-tourisme, sites des grandes chaînes hôtelières, sites particuliers d'hôtels... Environ la moitié d'entre eux ont été rappelés à l'ordre.

«Les problèmes ne sont pas toujours spécifiques à la commercialisation par internet, mais sont aggravés par ce canal, caractérisé par une grande volatilité de l'information due à la variété de l'offre et à son renouvellement très rapide», explique la DGCCRF. L'organisme explique que les dispositions de la loi pour la confiance dans l'économie numérique, du code de la consommation et du code du tourisme «sont loin d'être toujours respectées».

Dans la liste des problèmes récurrents, accentués par l'usage d'internet, figure surtout la  publication d'informations erronées: un nombre d'étoiles supérieur au classement officiel, des prestations annoncées comme gratuites, puis finalement facturées...

L'internaute victime de publicité mensongère

D'autres infractions, spécifiquement liées à internet ont aussi été relevées, comme la mauvaise information sur les disponibilités. Dix pour cent des sites contrôlés présentaient des «grilles tarifaires insuffisamment claires», tandis qu'un tiers d'entre eux avaient des conditions de vente mal définies.

«L'internaute ne gardant pas toujours une trace de l'offre correspondant à l'achat qu'il a effectué en ligne, il éprouve de réelles difficultés à démontrer qu'il a été victime de publicité mensongère, faute de brochures ou autres documents dont bénéficient les consommateurs qui se rendent en magasins.»

L'organisme a, par ailleurs, relevé plusieurs «défauts d'identification du prestataire en ligne». Ainsi les informations minimales sur l'identité de l'éditeur du site ne sont pas présentes, contrairement à ce qu'impose la loi pour la confiance dans l'économie numérique de 2004. «En règle général, il y a une méconnaissance de l'existence de cette loi», précise-t-on à la direction générale de la concurrence.

Pour l'instant, la plupart de ces infractions ont débouché sur des «lettres de rappel de réglementation». Mais la DGCCRF prévient déjà que de nouveaux contrôles vont intervenir pour vérifier les mises en conformité.

(*) Direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes, division du ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie.
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