| L'hôtellerie-restauration perd 3000 emplois par an |
|
|
|
D'un côté, l'optimisme de GastroSuisse. L'association faîtière, regroupant 20800 des 30000 établissements de la branche, a estimé cette semaine que les années de vache maigre semblaient être terminées pour la restauration et l'hôtellerie. Il est vrai que les Suisses ont dépensé 16,8 milliards l'an passé pour les repas et les boissons pris à l'extérieur, environ 400 millions de plus qu'en 2005. Ce qui veut dire que le chiffre d'affaires a progressé de 2,4%, puis de 3,3% au premier trimestre 2007. Et les hôtels ont vécu un excellent exercice. Mais cette embellie s'avère surtout conjoncturelle et les problèmes structurels demeurent, notamment sous forme de surcapacités. Car, de l'autre côté, des chiffres brossent en effet un tableau bien plus contrasté de la situation. Selon les données publiées vendredi par l'Office fédéral de la statistique (OFS), le secteur a connu entre 2001 et 2005 une baisse de 6% de ses emplois et de 2% de ses établissements. Quelque 15000 emplois ont ainsi été supprimés. Soit près de 3000 par année. Principale explication de cette saignée, une rentabilité plus qu'insuffisante. En moyenne, les bénéfices des restaurateurs ne représentent que 0,8% du chiffre d'affaires, explique GastroSuisse. De son côté, Gastroconsult met en exergue des coûts de fonctionnement trop élevés (voir tableau). Conséquence, les caisses sont vides et les changements de personnel et de propriétaires rapides. Le taux de rotation dans le secteur, dont les salaires n'ont de plus que très peu de pouvoir attractif, est deux à quatre fois supérieur à d'autres industries. Amateurisme? La branche souffre également du changement d'habitudes alimentaires de la clientèle, qui se dirige de plus en plus vers une restauration rapide. Malgré ce marasme, le métier séduit chaque année de nouveaux arrivants, qui se font des illusions sur le potentiel de revenus. GastroSuisse n'hésite par ailleurs pas à parler du non-professionalisme de certains acteurs. Et de mentionner une faible faculté d'innovation, des restaurants proposant la même carte depuis dix ans. «Il ne faut dès lors pas s'étonner que des établissements disparaissent Source: http://www.letemps.ch/template/economie.asp?page=9&article=205921 |
| < Précédent | Suivant > |
|---|





















