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Beau succès pour les réseaux de Michel Morin et ... |
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Beau succès pour les réseaux de Michel Morin et Philippe Labbé qui
récupèrent, au TGI d’Annecy, et se partagent, les 11 bâtiments en
propre de la société Bodegon Colonial mise en liquidation judiciaire.
La décision est tombée mercredi à 15 heures. C’est donc le dossier
commun monté par Léon de Bruxelles et Courtepaille qui a remporté les
faveurs du Tribunal de grande instance d’Annecy. Un choix qui était
très attendu par de nombreux grands groupes de restauration qui
lorgnaient avec intérêt sur « l’affaire », de Flo à Buffalo Grill en
passant par Le Duff, Crocodile ou encore quelques indépendants. Une
belle victoire pour deux réseaux lancés à la course au développement.
Léon, qui a repris cette année ses ouvertures avec trois restaurants
programmés en 2006 à Orléans-Olivet, Villeparisis (78) et
Mantes-Buchelay (78), récupère ainsi six unités pour un montant de 1,6
M€ : celles de Clermont-Ferrand, Bordeaux, Servon, Saint-Etienne,
Angers et Reims. « Une belle opération », commente Michel Morin à
Néorestauration qui permettra à son réseau de bondir de 37 adresses, à
46 cette année. D’autant que ce rachat n’alourdit pas l’endettement du
groupe qui a cassé sa tirelire en finançant l'opération sur fonds
propres. Ce rachat aura en revanche un impact «légèrement» négatif sur
le résultat consolidé cette année, précise Léon de Bruxelles, mais
contribuera positivement au résultat 2007.
Le roi des moules-frites, propriétaire des six adresses depuis hier 15
heures, a prévu d’investir 600 K€ par établissement pour les convertir
aux standards de l’enseigne. Les fonds de commerce repris, qui
réalisaient un CA HT de 5 M€, seront contributeurs cette année, selon
les prévisions du groupe, à hauteur de 4 M€ et de 6 M€ en année pleine.
Avec un rachat de cinq unités pour 1,3 M€, Courtepaille de son côté, se
félicite tout autant de ce succès : « nous récupérons de beaux
emplacements à Nancy, Bordeaux Lac, Nanterre, Rouen et Chevilly-Larue
», explique Olivier Dutertre, responsable développement de la marque. «
Le projet monté avec Léon de Bruxelles était socialement de grande
qualité et nous permet de revoir à la hausse nos prévisions
d’ouvertures qui approchaient déjà les 15 unités pour l’année en cours
». Courtepaille a prévu d’investir aux alentours de 450 K€ pour la
rénovation de chaque établissement. Quant aux cinq franchisés orphelins
de l’enseigne (ceux qui n’appartenaient pas en propre au holding
Bodegon), ils ont retrouvé leur indépendance.
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