| Les dossiers DRH - Conventions de stage et gratifications : les nouvelles règles |
|
|
|
Un décret a été publié récemment, permettant de faire toute la lumière sur les clauses devant désormais obligatoirement figurer dans une convention de stage liant le stagiaire – étudiant de l’enseignement supérieur – à l’entreprise, et à son établissement scolaire. Quelques rappels préliminairesIl convient cependant de rappeler à titre liminaire quelques règles
simples, mais qui sont malheureusement trop souvent oubliées par un
chef d’entreprise lorsqu’il accueille des stagiaires dans ses locaux.
C’est d’ailleurs une des raisons qui a poussé le gouvernement à
légiférer – certes timidement – sur la question, et le décret
d’application du 29 août 2006 en est le fruit final. Signature d’une convention de stage – proposée par l’établissement d’enseignement supérieur - avec l’étudiantRappelons que ne sont concernés par ces dispositions que les stages en entreprise ne relevant ni des dispositions de l'article L. 211-1 du code du travail (contrat de professionnalisation, d’alternance ou de découverte du monde de l’entreprise), ni de la formation professionnelle continue.Les deux premiers articles du décret sont particulièrement clairs sur l’élaboration des conventions de stage, et donc, indirectement, leur contenu. Ainsi, les premiers articles disposent que les établissements d'enseignement préparant à un diplôme de l'enseignement supérieur dont les étudiants accomplissent les stages en entreprise élaborent, en concertation avec les entreprises intéressées, des conventions de stage sur la base d'une convention type. Ces conventions types sont approuvées par les autorités compétentes des établissements et sont rendues publiques. Cette publicité peut intervenir sur le site Internet des établissements. Les conventions de stage signées par les entreprises avec les stagiaires doivent donc être élaborées sur la base de ces conventions types publiées. Dans tous les cas – et donc, s’il n’existe pas de convention type prévue par l’établissement d’enseignement supérieur - ces conventions doivent comporter des dispositions obligatoires, qu’il convient d’analyser. Clauses devant obligatoirement figurer dans les conventions de stageLes clauses devant obligatoirement figurer dans les conventions de stage types sont les suivantes : Parties signataires de la convention de stageLa convention de stage, à laquelle est annexée la Charte, doit obligatoirement être signée par : Gratification des stagiairesLa loi pour l’égalité des chances prévoyait déjà, avant la parution de tout décret, que lorsque la durée du stage est supérieure à trois mois consécutifs, celui-ci fait l'objet d'une gratification dont le montant peut être fixé par convention de branche ou par accord professionnel étendu ou, à défaut, par décret.Pour le moment, ce décret n’est pas encore paru. Cette gratification n'a toutefois pas le caractère d'un salaire au sens du Code du travail, il n’y a donc pas, au sens social du terme, de minimum prévu. Concernant la franchise de cotisations patronales de sécurité sociale pour les stages en entreprises, le décret, n°2006-757, en date du 29 juin 2006 prévoit que "Le montant de la fraction de la gratification (…) qui n’est pas considéré comme une rémunération au sens de l’article L. 241-1 est égal au produit de 12,5 % du plafond horaire défini en application de l’article L. 241-3 et du nombre d’heures de stages effectuées au cours du mois considéré". "Ce montant est apprécié au moment de la signature de la convention de stage compte tenu de la gratification, des avantages en nature et en espèces et du temps de présence mensuel prévu au cours du stage". Les modalités de calcul sont les suivantes : Aux termes des dispositions de l’article L. 242-3 du Code de la sécurité sociale, le montant du plafond horaire, calculé selon les règles fixées par ce décret, est arrêté par le ministre chargé de la sécurité sociale. L’exonération de charges sociales pour la gratification versée au stagiaire est équivalente au produit de 12,5% de ce plafond horaire multiplié par le nombre d’heures de stage effectuées. Au-delà de ce montant, la gratification a le caractère d'un salaire au sens de l'article L. 140-2 du même code. En pratique, les sommes versées aux stagiaires ne donnent pas lieu à assujettissement dans la limite de 12,5% du plafond horaire de la sécurité sociale, c’est-à-dire 360 euros par mois en 2006 dans le cas où la durée de présence du stagiaire est égale à la durée légale du travail. À noter : Tous les stages sont soumis aux mêmes règles, qu'ils soient ou non obligatoires. Lorsque la gratification mensuelle du stagiaire est inférieure ou égale à 360 euros, aucune cotisation et aucune contribution de sécurité sociale n'est due, ni par l'entreprise d'accueil, ni par le stagiaire. S'agissant des gratifications supérieures à ce seuil, les cotisations et contributions de sécurité sociale sont calculées sur le différentiel entre le montant de la gratification et 360 euros. Ce seuil de 360 euros est apprécié au moment de la signature de la convention de stage compte tenu de la gratification, des avantages en nature et en espèces et du temps de présence mensuel prévu au cours du stage. Ainsi, la gratification versée à un stagiaire présent, par exemple, 3 jours sur 5 dans l'entreprise, sera exonérée de cotisations et contributions sociales à hauteur de 216 euros (360x3/5). |
| < Précédent | Suivant > |
|---|





















