Site portail de la restauration et de l'hôtellerie
Accueil arrow Droit du travail arrow Rémunération / Le salaire : fixation et paiement
21-11-2008
 
 
Rémunération / Le salaire : fixation et paiement Version imprimable Suggérer par mail
EN BREF…
Contrepartie du travail fourni, la rémunération comprend le salaire de base et tous les autres avantages, primes et majorations heures supplémentaires, travail de nuit…) qui peuvent s’y ajouter.
Le salaire de base est librement fixé entre l’employeur et le salarié dans le respect de certaines règles :
•  Smic, garanties mensuelles de rémunérations et du minimum conventionnel ;
•  interdiction des clauses d’indexation. La révision automatique en fonction des prix et des salaires est en effet interdite par la loi (par exemple clause d’indexation sur le Smic, sur le niveau général des prix…) ;
•  principes " à travail égal salaire égal " et de non discrimination (syndicale…).
Le salaire est payé chaque mois. A cette occasion, un bulletin de paie doit être remis au salarié.
 
A savoir ! 
Toute modification unilatérale du salaire par l’employeur, telle une réduction, une suppression de prime ou un changement des modalités de calcul, constitue une modification d’un élément essentiel du contrat de travail qui nécessite l’accord du salarié.
Quelles caractéristiques ?


Un salaire librement fixé
Le salaire de base est fixé soit par le contrat de travail, soit par décision de l’employeur (usages, barèmes d’entreprise, directives…).
Généralement déterminé en fonction de la qualification du salarié et de l’emploi occupé, il peut être calculé :
- au temps, en fonction de la durée de travail effectif. C’est le plus utilisé ;
- au rendement, en fonction de normes connues et définies préalablement (travail à la pièce…) ;
- au forfait. Une convention de forfait - précise et quantifiée - est alors obligatoirement conclue par écrit entre le salarié (le plus souvent, cadre) et l’employeur.

Les compléments de salaire
Le salaire de base peut être assorti de primes ou gratifications qui sont :
• soit - comme le salaire - obligatoirement versés au salarié en application du contrat de travail, d’une convention ou accord collectif, d’un accord d’entreprise, d’un engagement de l’employeur ou d’un usage.

S’il s’agit d’un usage, la prime doit présenter les trois caractéristiques suivantes :
- fixité (prime toujours calculée de la même façon : par exemple, un pourcentage du salaire),
- constance (versée plusieurs fois de suite : tous les ans ...),
- généralité (versée à l’ensemble du personnel ou à une catégorie bien déterminée).

• soit des libéralités accordées à titre exceptionnel dont le versement dépend de la seule décision de l’employeur. En conséquence, ce n’est pas un droit acquis pour le salarié.

Le salarié peut également percevoir des avantages en nature (repas, logement, voiture de fonction…), des pourboires…


Le paiement du salaire
Le salaire est payé :
• au salarié majeur ou mineur émancipé ou (si le représentant légal ne s’y est pas opposé) non émancipé, et le cas échéant, à un tiers muni d’une procuration, datée et signée du salarié, l’autorisant à percevoir le salaire en son nom ;
• obligatoirement par chèque ou virement bancaire ou postal si son montant excède 1 500 € net par mois (sinon versement possible en espèces)
Le salaire brut comprend le salaires de base et tous ses compléments (primes, avantages en nature, pourboires…) et sert de base pour le calcul des cotisations sociales. C’est le salaire net (salaire brut - cotisations sociales salariales) qui est versé au salarié.
Salaire brut et salaire net figurent obligatoirement sur le bulletin de paie .


• une fois par mois à date fixe avec possibilité d’un acompte à quinzaine (commissions à verser au moins tous les trois mois pour les VRP).

Deux interdictions à signaler. Le salaire, généralement remis au salarié sur son lieu de travail, ne peut être payé :
• dans les débits de boissons ou les magasins de vente sauf pour les salariés qui y travaillent ;
• pendant les jours de repos.

En cas de non paiement de tout ou partie du salaire, le salarié a un recours devant le conseil de prud’hommes pendant 5 ans à compter de la date de la paie contestée. Ce délai s’applique au salaire (salaire de base, heures supplémentaires, primes…) et à toutes sommes payables par année ou à des périodes plus rapprochées.
Les autres créances qui n’ont pas le caractère de salaire (indemnité de départ à la retraite, indemnité de licenciement pour rupture abusive, demande de dommages et intérêts…) peuvent être réclamées dans un délai de 30 ans.

Références

• Code du travail : articles L 143-1 à L 143-4 ; R 143-1 ; D 143-14

< Précédent   Suivant >
Annonceurs
netimpact
Job-HRT
Immo-chr
Groupe immo invest
Demande de renseignement pour afficher votre logo sur le portail www.restauration-hotellerie.com
Newsletter
Inscrivez vous
Adresse email :
cocktail
Cinéma
franchises à la une
Bistrot du boucher
Brochettes & Cie
Les moulins bleus
Pain et Friandises
Romarin
La tartinerie
Services Franchises
 
Top! Top!