| Ibis-Campanile : la guerre des deux-étoiles |
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Chantilly : son château, ses grandes écuries, sa crème et… ses espions. Depuis sa rénovation en septembre dernier, l’hôtel Campanile, planté à la sortie de la ville, en bordure de la nationale 16, est devenu la cible des managers d’Ibis, le réseau concurrent. «Nous réservons sous un faux nom pour ne pas nous faire repérer», révèle l’un d’eux. Une fois infiltrés dans les chambres, ces agents très spéciaux sortent leur arme préférée : le mètre ruban. Et ils notent. Tout. La taille de l’écran de télé, l’emplacement des prises électriques, l’épaisseur des serviettes de toilette… Leur mission : savoir à quoi ressembleront les futurs Campanile. Car celui de Chantilly est un hôtel témoin, sur le modèle duquel devraient être rénovés les 325 établissements (dont 16% en franchise). Voilà pourquoi il intéresse tant Ibis, le leader de l’hôtellerie milieu de gamme, qui compte, lui, 371adresses dans l’Hexagone (dont 56% en franchise). Depuis le milieu des années 1970, les deux chaînes se livrent une guerre sans merci dont l’enjeu est de dominer la galaxie des deux-étoiles en France. Derrière chacune de ces enseignes se cache un mastodonte. D’un côté, le groupe américain Starwood Capital, qui, outre Campanile, détient chez nous Première Classe, Kyriad et Concorde, mais aussi quelques établissements de luxe comme le Crillon et le Lutetia à Paris, et le Martinez à Cannes. Dans l’autre camp, le français Accor, numéro 1 européen de l’hôtellerie, qui aligne Formule 1, Etap, Mercure, Novotel et Sofitel. Et Ibis, bien sûr, qui est sa division la plus rentable. D’où l’enjeu. Source: http://www.capital.fr |
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