|
Les besoins des consommateurs changent et Couche-Tard (ATD.B) lance la bannière Couche-Tard Menu pour 175 dépanneurs avec de nombreux plats préparés. «Après deux ans d¹efforts», Michel Bernard, vice-président à
l¹exploitation d¹Alimentation Couche-Tard pour l¹Est du Canada, vient
de commencer la conversion de 20% à 25% de son réseau de 600
dépanneurs, un investissement de 45 millions.
La
chaîne de Laval, une des plus grandes en Amérique du Nord, veut ainsi
s¹attaquer ainsi aux restaurateurs-minute et livreurs, aux supermarchés
et même aux pharmacies hybrides qui multiplient les comptoirs
réfrigérés.
Aux clients pressés et soucieux de leur santé,
Michel Bernard peut déjà offrir des plats préparés pour les trois repas
dans huit succursales de la région. La gamme «assez élaborée» occupe
40% des locaux des Couche-Tard Menu et comprend des soupes-repas,
salades, pâtes et pizzas, plats asiatiques, desserts et même des
sushis, dit-il.
 Plutôt que d¹aller au
supermarché, le client n¹aura qu¹à s¹arrêter au dépanneur, pour trouver
en libre-service un repas sur le pouce de qualité et à prix
concurrentiel, assure-t-il. Un gestionnaire verra à la fraîcheur des
aliments et un conseiller alimentaire aidera le consommateur à choisir. «Couche-Tard
n¹aurait jamais pu y arriver sans ses fournisseurs, dont 80% du
Québec», dit Michel Bernard: Commensal, Aliments Martel, Minçavi,
Stromboli, Söm et Sainbiose. Les dépanneurs offrent aussi, comme au
supermarché, des plats congelés Stouffer¹s, Michelina¹s, McCain et Dr
Oetker.
Avec Couche-Tard Menu, le vice-président estime prendre
une bonne avance sur les autres dépanneurs. Dans l¹Ouest canadien, la
chaîne mise déjà sur les Take Away Coffee, une bannière aussi testée en
Arizona, dont le concept est en partie similaire.
Couche-Tard ne
s¹inspire pas des nouveaux Fresh & Easy Market du géant britannique
Tesco, dans le sud-ouest américain, qui ont dû corriger le tir
d¹ailleurs. Michel Bernard souligne par contre avoir scruté le marché
de Londres, «l¹un des plus développés dans le "eat on the go"».
D¹ici
un an, le vice-président prévoit «20 à 25 Couche-Tard Menu et, d¹ici
cinq ans, de 150 à 200». Il faudra plus de deux ans pour rentabiliser
l¹investissement, d¹une moyenne de 250 000$ par dépanneur, dit-il.
«Ces
plats devraient générer 15% à 20% des ventes des Couche-Tard Menu,
comparativement à 9% à 10% déjà dans les premiers». Cette part des
ventes se compare à 34% pour les cigarettes (cachées sous le comptoir à
la fin du mois) et 20% pour la bière, sans tenir compte de celles de
l¹essence, dit-il.
La chaîne «élargit ainsi beaucoup sa
clientèle, ouvre un plus grand marché chez les femmes, les hommes, les
gens actifs», souligne Chantale Sajo, directrice du marketing.
Deuxième
chaîne intégrée en Amérique du Nord, Couche-Tard exploite un réseau de
5690 dépanneurs, dont 3440 avec des pompes à essence, dans 30 États
américains et six provinces canadiennes, où travaillent 45 000
personnes. Source: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca |